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Le Coaching de dirigeant

Pendant environ 20 ans, j’ai été Dirigeant Entrepreneur dans le domaine des services informatiques à valeurs stratégiques pour les PME / PMI. Notre métier consistait à mettre en oeuvre des solutions de gestion d’entreprise tout en accompagnant le changement et la transformation de ces sociétés.

Mais finalement, ce n’est qu’en 2009 que j’ai pleinement compris et assumer (dans le sens « se considérer comme … et en accepter les conséquences ») mon rôle de Dirigeant Entrepreneur. J’ai pris la mesure de mon métier à travers mon parcours de formation Copernic au sein du Centre des Jeunes Dirigeants (les acteurs du changement http://www.acteursduchangement.cjd.net/).

Le coaching de Dirigeant a cela de particulier, que le métier de Dirigeant est totalement à part. D’ailleurs, est ce vraiment un métier ? En quoi l’accompagnement est il spécifique ?


Diriger et Entreprendre : 2 verbes complémentaires

Les deux termes Diriger, Entreprendre me semblent aujourd’hui inséparables pour qualifier ce métier. En regardant le Larousse, on y découvre entre autre les définitions suivantes :

  • Diriger: Orienter quelque chose, Faire aller dans une direction, Guider par ses conseils ou ses décisions, Etre à la tête d’un groupe, le commander et assumer, être l’élément directeur, …
  • Entreprendre: Commencer à exécuter une action, en général longue ou complexe. Avoir un entretien avec quelqu’un pour essayer de connaître son avis ou pour essayer de le convaincre.

A tout moment, le dirigeant d’entreprise passe par ces phases : Entreprendre, Diriger, Entreprendre, … Et croire que parce que l’on a fait une école de Management (aussi brillante soit elle) la compétence nous est acquise, me semble être une vision réductrice (combien de personnes sur-diplomées ont menées à la faillite certaines sociétés. Et à contrario, de nombreux autodidactes ont créé des entreprises aujourd’hui florissantes).

 

Dirigeant Entrepreneur : le marginal sécant

Le Centre des Jeunes Dirigeants l’a très bien compris et a été novateur en la matière. En l’an 2000, le CJD a décidé de créer un parcours de professionnalisation au métier de Dirigeant Entrepreneur. 3 années de recherches associant professionnels, universitaires ont permis de donner naissance au cursus nommé « Copernic ».

Etre Dirigeant Entrepreneur, c’est :

  • Savoir évoluer dans un contexte caractérisé par l’augmentation de la vitesse, l’incertitude, la diversité et la complexité ;
  • Etre à la fois le pilote d’un système complexe, un médiateur capable d’arbitrer entre les différentes logiques qui s’affrontent dans l’entreprise, et un stratège en ouverture d’esprit perpétuelle ;
  • Savoir combiner ses savoirs théoriques / pratiques, ses savoirs être pour “savoir s’y prendre” face à un nombre incalculable de situations différentes ;
  • Adopter une posture d’Entrepreneur (un état d’esprit) qui renouvelle le potentiel de l’entreprise à partir d’une vision co-construite, déclinée en objectifs et actions et « médiatisée » (dans le sens parler, verbaliser, mais aussi agir en médiateur).

Ainsi, le Dirigeant Entrepreneur est un créateur, éternel insatisfait cherchant les limites, explorant… mais tout en restant connecté à la réalité. Le marginal sécant.

 

Quelques compétences clés

Si vous regardez le référentiel ROME (le référentiel des métiers de Pole Emploi), vous trouverez la fiche M1302 « Direction de petite ou moyenne entreprise ». A mon sens, on reste une fois de plus sur des compétences et savoirs « techniques », éloignés de la posture du Dirigeant.

Je vous propose au contraire de mettre en avant quelques expertises clés. Cette liste est loin d’être exhaustive. J’en détaillerai probablement d’autres dans de prochains articles.

Savoir « zapper » au sein de la surcharge informationnelle

Un dirigeant entrepreneur de PME est un homme, une femme bombardé d’informations, de demandes. Selon les tailles d’entreprise, les organisations, il ou elle n’a personne pour classer, traiter … Cette capacité de faire la part entre l’accessoire et l’essentiel est stratégique !! si on ne veut pas passer 24h de sa journée à travailler (autre syndrome du dirigeant de PME) …

Sortir des raisonnements linéaires et du « Yaka Fokon »

Comme l’explique Edgar Morin dans l’ensemble de ses écrits, « ce qui est complexe est ce qui est tissé ensemble ». On nous apprend trop souvent à chercher à décomposer, trouver les liens de causes à effets. Mais certaines situations ne peuvent pas démêlées (elles échappent à l’analyse complète, il y a trop d’interdépendances et restent imprévisibles). Dans un tel contexte, le dirigeant entrepreneur doit lâcher prise sur la compréhension du système, accepter que « le tout est plus que la somme des parties » et agir en complexité.

Comprendre et Gérer les actions dans le temps

Un dirigeant a ce paradoxe d’être un marathonien (sur la longueur de son action dans temps) tout en étant capable de faire des sprints à haute vitesse (savoir agir rapidement, savoir décider sans tergiverser inutilement). Il doit donc comprendre, organiser, coordonner les actions sur plusieurs horizons de temps : court, moyen, long terme.

Se connaître et pratiquer le feedback sur son comportement

Il est impératif pour un dirigeant de se connaître (ses qualités, ses limites, son histoire et celle de son entreprise, sa manière de « fonctionner », etc.). Pourquoi ? par exemple : pour déléguer à d’autres personnes plus compétentes certaines taches ; pour chercher à se former sur des points de vigilance (Oui, un bon dirigeant se forme !!).

Mais il est aussi important qu’il sache se juger et surtout le dire. Le dirigeant n’est pas un surhomme ayant réponse à tout dans l’entreprise (ça aussi c’est un syndrome du dirigeant en surchauffe).

 

En quoi le coaching de dirigeant est-il particulier ?

Le Coaching de dirigeant l’est à bien des égards. Par exemple :

  • comment ne pas prendre en compte le lien « affectif », « filial » qu’il y a entre le dirigeant entrepreneur et son entreprise ?
  • comprendre les phénomènes de culpabilité et de valorisation personnelle liés à l’investissement du dirigeant dans son entreprise.
  • faire du dirigeant un porteur de sens, c’est à dire une personne centrée sur les enjeux de l’entreprise tout en jouant de toutes les facettes dont j’ai parlé précédemment.
  • avoir une approche systémique pour traiter certaines problématiques.
  • aider le dirigeant à se faire comprendre pour « enrôler » les acteurs dans leur tâche : devenir leader et responsable.
  • penser en stratège. Et là, je reprendrai volontiers la phrase d’Henri Bergson, philosophe français : « Agir en homme de pensée et penser en homme d’action »

 

Comments

  • Pourquoi faire appel à un coach de Dirigeant ? – We Are Online

    9 août 2017

    […] existe de nombreux coach de dirigeant, si vous recherchez un coaching de dirigeant, préférez un coach ayant lui même eu une expérience de dirigeant […]

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