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    Filieres energetiques

    Filières énergétiques et Typologie des activités sportives

    L’ATP (Adénosine Tri Phosphate)

    Pour que le mouvement soit possible, l’énergie doit passer de sa forme alimentaire à une forme utilisable par le muscle. Or l’énergie directement utilisable par un organisme est presque systématiquement portée par des composés phosphatés proches de celui utilisé par nos muscles. Ce composé porte le nom d’ATP (Adénosine Tri Phosphate).

    Pour courir, nous utilisons donc de l’ATP. Nous le coupons et récupérons l’énergie que cette scission libère. Le problème est le suivant : l’intégralité de l’ATP de notre corps tient dans notre main et il suffit à peine à un exercice d’une seconde !

    En résumé, c’est donc la dégradation de la molécule d’ATP qui va fournir l’énergie nécessaire. Et nos réserves d’ATP sont faibles !!

    Donc, pour continuer à vivre au-delà de ce court répit, notre organisme doit se débrouiller pour reformer la molécule détruite.

    Ainsi, toutes les réactions de dégradation de l’énergie des aliments sont orientées vers ce but. Elles concourent toutes à la réalisation de cette tâche.

    Il va donc falloir re-synthétiser ces molécules d’ATP. Si nous prenons le cas d’un coureur à pieds, il va utiliser trois filières énergétiques différentes :

    • Aérobie
    • Anaérobie alactique
    • Anaérobie lactique

     

    Les filières énergétiques

    L’Aérobie

    C’est le système qui consiste à la dégradation des sucres et des acides gras dont les réserves sont considérables. Cette oxydation ne produit aucun déchet, si ce n’est l’eau et le gaz carbonique évacués en produisant de la chaleur.

    Par contre, cette filière ne permet qu’un exercice à allure modérée et ne fonctionne pas si l’oxygène ou si les réserves énergétiques viennent à manquer. En termes d’entrainement, la limite de cette filière est inhérente à la consommation maximale d’oxygène pour laquelle on atteint sa VMA (Vitesse Maximum Aérobie).

    L’anaérobie alactique

    Cette filière, qui est mise à contribution lors d’un travail de force et de vitesse pure, ne requiert pas de présence d’oxygène. Elle fonctionne jusqu’à utilisation quasi-totale des sources de phosphocréatine, soit pendant 10 secondes environ. Cette filière énergétique a pour avantage de pouvoir être mise directement en jeu grâce aux réserves musculaires de phosphocréatine.

    L’importance de ces réserves dépend notamment de l’entrainement du coureur. Le rendement de cette filière peut ainsi être amélioré en transformant une partie des fibres intermédiaires en fibres rapides riches en phosphocréatine à l’aide d’un entrainement adapté en vitesse avec des récupérations totales et passives.

    L’anaérobie lactique

    Au-delà̀ de la consommation maximale d’oxygène (VO2MAX) – vitesse supérieure à la VMA, l’intensité́ de l’exercice peut augmenter en faisant appel au processus de l’anaérobie lactique, qui est la dégradation du glycogène musculaire en acide lactique (dégradation du glucose incomplète) et dont l’accumulation au niveau des tissus en perturbe l’activité́.

    Au fur et à mesure de la durée de l’effort, cette accumulation d’acide lactique pouvant conduire à une acidose, finit par stopper l’exercice.

    Cette filière est prépondérante pour des efforts intenses allant de 10 secondes à 2 minutes.

     

    Typologie des activités sportives

    Il est aisé de percevoir que selon les sports, l’athlète va utiliser l’une ou l’autre de ces filières énergétiques, voir plusieurs selon les disciplines.

    Ainsi, il est nécessaire de classifier les Activités Physique, Sportive et Artistique (APSA) :

    • Celles qui sont continue à allure constante
    • Les activités sportives continues et stochastiques : les allures varient
    • Celles qui sont intermittentes avec récupération incomplète
    • Les activités sportives intermittentes avec récupération complète

    Il est donc stratégique d’avoir cela en tête lors des entraînements. Et aussi de faire le film de l’épreuve pour identifier les divers moments pendant lesquels les diverses filières se mettent en œuvre : en effet, pendant un championnat, l’athlète peut avoir plusieurs épreuves le même jour !

    De facto, l’entrainement, la préparation physique devront être ajustés en conséquence.

    Lire aussi l’article « Affutage, période indispensable »

     

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