comment encaisser un gros échec en entreprise - Performance et Coaching

Comment encaisser un gros échec en entreprise ?

 

Encaisser un gros échec en entreprise, surtout si la faute est vue comme venant de vous, est une passade lourde à porter psychologiquement dans une carrière professionnelle. La conduite du changement dans ces cas là est un exercice psychologique périlleux. Il faut en effet passer les différentes étapes de l’échec sans laisser trop de plumes dans la bataille : surprise, déception, auto-flagellation, humiliation, perte de la reconnaissance sociale, déni, tristesse, colère, etc. Souvent aussi, la pression qu’exerce sur vous votre entourage ne fait qu’augmenter votre détresse personnelle. Vous êtes fragile, vulnérable, et submergé d’émotions contradictoires : colère, stress, dépression, tristesse, peur.. Voici donc un petit guide pour apprivoiser votre mental afin de mieux encaisser les échecs en entreprise.

 

Identifier les émotions qui suivent l’échec

 

La gestion des émotions est primordiale après un échec (en entreprise ou en dehors). Peur, colère, stress, anxiété, tristesse, culpabilité, ressentiment.. les émotions négatives sont les premières à vous submerger. Essayez de les identifier, plutôt que de vous laisser aller aux impulsions qu’elles vous dictent. Plus vous resterez stoïque face aux émotions qui vous envahissent, mieux vous supporterez l’échec. Vous êtes en colère contre quelqu’un ? Allez faire une activité pour évacuer cette colère. Vous êtes triste et de mauvaise humeur ? Faites vous un bon petit plat, ou bien une soirée détente, pour oublier le spleen. Si le choc des émotions n’est pas suivi d’un ressaisissement rapide, l’échec peut vous entraîner sur une pente glissante de négativité. Il faut donc rapidement réagir, en identifiant les émotions, et en les tenant le plus possible à distance de soi.

 

Voir les progrès qui ont été faits, malgré l’échec

 

Face à ce trop-plein d’énergies négatives, la préparation mentale (même si elle vire à l’auto-persuasion) est le meilleur moyen pour encaisser le choc. Plus encore, si vous prenez le temps de bien vous analyser en action (comment ai-je réagi à la situation ? quelles ont été mes faiblesses ? de quelles ressources ai-je manqué ? en quoi ai-je progressé ?)  vous pouvez transformer votre échec en une opportunité. Imaginons que votre manager vous a donné un challenge à réaliser, et que pendant toute la durée du projet, vous avez subi une charge de stress importante. A la fin, vous n’avez pas réussi à atteindre les objectifs fixés, et vous vous sentez en situation d’échec. Cependant, vous pouvez vous être aperçu que vous avez mieux résisté que la dernière fois au stress. Vous avez aussi remarqué que votre employeur vous a accordé de plus grandes responsabilités, et que vous avez tenu la plupart avec brio. Vous avez appris de votre échec ! Ainsi, vos échecs sont d’abord des opportunités pour vous d’apprendre de vos erreurs.

 

Bien identifier ce qui vient de nous et ce qui ne vient pas de nous

 

Dans la gestion des échecs, une étape importante est d’en déterminer avec justesse les causes exactes. Par exemple, un échec peut être lié à des causes venant de vous ; manque de formation sur un sujet, mauvaise gestion du temps, mauvaise gestion des ressources humaines et matérielles, manque de motivation personnelle, etc. Mais l’échec peut aussi être lié à des causes externes ; manque de ressources financières allouées au projet, manque de temps, client particulièrement difficile, mauvaises conditions d’application, etc. En distinguant les différentes sources du problème, vous pouvez tirer un bilan clair de la situation, et par là vous rassurer. Si l’échec provient majoritairement d’un concours de circonstances externes, que vous n’auriez pas pu endiguer de toutes façons, alors pas de panique ! Vous avez fait de votre mieux. Si au contraire le problème est en partie lié à votre comportement, voilà une bonne occasion de vous améliorer la prochaine fois.

 

Accepter ses propres faiblesses

 

Une fois les émotions négatives mises de côté, et les causes identifiées, il vous faut maintenant faire face. C’est la phase la plus difficile de l’échec. En effet, quoi de plus difficile que de se dire : “sur ce point, j’ai échoué”. Cette acceptation doit pouvoir se faire sans amertume, ni complaisance dans l’auto-flagellation. Il faut savoir accepter l’échec comme une chose naturelle, qui arrive même aux plus talentueux, et qui fait partie des étapes nécessaires de la vie. En effet, sans échec, pas d’apprentissage, et pas de progrès ! Reconnaissez froidement la réalité de votre chute, puis passez à l’étape suivante.

 

Passer rapidement à l’étape d’après

 

La dernière phase est de passer à autre chose. Il faut en effet réussir à se remettre debout le plus rapidement possible, vaille que vaille. C’est comme sur un ring de boxe : vous vous êtes pris un bon uppercut qui vous a mis par terre. Si vous vous ne relevez pas immédiatement, vous êtes perdu ! Pour cette étape, il est important de se remettre au travail rapidement, même si vous le faites sans conviction. Par exemple, en entreprise, si vous avez manqué un appel d’offre, ou différé le lancement d’un produit, il faut à tout prix vous changer les idées. Reprenez tranquillement le dossier, faites le ménage, planifiez-vous des tâches mécaniques pour les semaines qui suivent, en clair faites diversion !  En faisant cela, vous vous décentrez de votre échec. Il faut en effet à tout prix que votre chute ne soit pas le centre de votre attention.

 

Le sentiment d’échec vient du décalage entre les objectifs fixés et la réalité atteinte. Il est donc crucial d’apprendre à se connaître soi-même, afin de bloquer de moins en moins sur ses problèmes habituels, et éviter un plus grand nombre d’échecs !  Si vous souhaitez être suivi dans votre parcours professionnel, n’hésitez pas à contacter Pierre Cochat, Préparateur mental et Coach Professionnel certifié. 

 

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