Comment encaisser un gros échec en entreprise ?

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Échec en entreprise. Encaisser un gros échec en entreprise, surtout si la faute est vue comme venant de vous, est un moment lourd à passer dans une carrière professionnelle. Sa propre démarche de d’analyse et de changement n’est pas aisée. Ainsi, il faut passer par les différentes étapes d’acceptation de l’échec : le choc, la colère, la négociation (avec notamment le « ce n’est pas de ma faute car … »), la tristesse et enfin l’acceptation. Cf. les 5 phases du deuil explicitées par la psychiatre Elisabeth Kübler-Ross.

Souvent aussi, la pression qu’exerce sur vous votre entourage ne fait qu’augmenter votre détresse personnelle. Vous êtes fragile, vulnérable, et submergé d’émotions contradictoires : colère, tristesse, peur. Voici donc quelques conseils pour se relever et rebondir après un échec en entreprise.

 

Emotions, apprendre à les gérer. Pierre Cochat | Performance et coachingIdentifier les émotions qui suivent l’échec

Identifier et gérer ses émotions est primordiale après un échec (en entreprise ou en dehors). Peur, colère, stress, anxiété, tristesse, culpabilité, ressentiment.. les émotions négatives sont les premières à vous submerger.

Essayez de les identifier, de mettre des mots dessus plutôt que de vous laisser aller aux impulsions qu’elles vous dictent. Plus vous prendrez de la distance face aux émotions qui vous envahissent, mieux vous supporterez l’échec.

Vous êtes en colère contre quelqu’un ? Verbalisez votre colère. Allez faire une activité pour évacuer. Vous êtes triste et de mauvaise humeur ? Faites vous un bon petit plat, ou bien une soirée détente, pour oublier le spleen. Si le choc des émotions n’est pas suivi d’un ressaisissement rapide, l’échec peut vous entraîner sur une pente glissante de négativité. Il faut donc rapidement réagir, en identifiant les émotions, et en les tenant le plus possible à distance de soi. En effet, sans cela, la peur de l’échec peut s’installer assez durablement. Au point que l’égo puisse être touché ainsi que l’estime de soi.

 

Voir les progrès réalisés, malgré l’échec

Progresser - Faire face aux échecs | Performance et coachingFace à ce trop-plein d’énergies négatives, le « debriefing » de la situation est primordiale. C’est une technique issue du monde du sport et notamment approfondie dans les démarches de préparation mentale. Faite un bilan équilibré (en se respectant) !

  • Comment ai-je réagi à la situation ?
  • De quelles ressources ai-je manqué ?
  • En quoi ai-je progressé ? (se reconnaître ce que l’on a bien fait, ce que l’on peut améliorer)
  • Quels sont les points qui dépendent de moi et sur lesquels j’ai envie de travailler ?
  • Quels sont les points qui ne dépendent pas de moi et pour lesquels je dois m’adapter ?

En pratiquant de la sorte, vous pouvez transformer votre échec en entreprise en une opportunité.

Imaginons que votre manager vous ai donné un challenge à réaliser. Pendant toute la durée du projet, vous avez subi une charge de stress importante. A la fin, vous n’avez pas réussi à atteindre les objectifs fixés, et vous vous sentez en situation d’échec. Qu’avez vous mieux fait que dans les expériences précédentes ? Peut-être avez vous mieux résisté aux facteurs de stress ? D’ailleurs quels sont-ils ? Vous avez aussi peut-être remarqué que vos responsabilités étaient plus importantes, et que vous avez su faire face à de nombreux points. En procédant de la sorte, vous apprenez de votre échec ! Ainsi, vos échecs sont des opportunités pour vous d’apprendre de vos erreurs.

 

Echec en entreprise : identifiez ce qui vient de vous et et ce qui ne l’est pas

Dans la gestion des échecs, une étape importante est d’en déterminer avec justesse les causes exactes.

Un échec professionnel peut être lié à des causes venant de vous. Par exemple : manque de formation sur un sujet, mauvaise gestion du temps, mauvaise gestion des ressources humaines et matérielles, manque de motivation personnelle, etc.

Mais l’échec peut aussi être lié à des causes externes : manque de ressources financières allouées au projet, manque de temps, client particulièrement difficile, mauvaises conditions d’application, etc.

En distinguant les différentes sources du problème, vous pouvez tirer un bilan clair de la situation, et par là faire une analyse équilibrée (donc vous rassurer). Si l’échec provient majoritairement d’un concours de circonstances externes, que vous n’auriez pas pu endiguer de toutes façons, alors pas de panique ! Vous avez fait de votre mieux. Si au contraire le problème est en partie lié à votre comportement, voilà une bonne occasion de vous améliorer la prochaine fois.

 

Accepter ses propres faiblesses

Une fois les émotions négatives mises de côté, et les causes identifiées, il vous faut maintenant faire face. C’est la phase la plus difficile de l’échec. En effet, quoi de plus difficile que de se dire : « sur ce point, j’ai échoué”. Cette acceptation doit pouvoir se faire sans amertume, ni complaisance dans l’auto-flagellation. Il faut savoir accepter l’échec comme une chose naturelle, qui arrive même aux plus talentueux, et qui fait partie des étapes nécessaires de la vie. En effet, sans échec, pas d’apprentissage, et pas de progrès ! Reconnaissez froidement la réalité de votre chute, puis passez à l’étape suivante.

Un autre aspect important dans l’acceptation est d’arriver à se décentrer du regard des autres. Ne pas y prêter une (trop grosse) attention. Pour cela, il faut notamment s’appuyer sur ces talents, croire en ces capacités à travers des réussites, la fameuse théorie des petits pas !

 

Passer rapidement à l’étape d’après

La dernière phase est de passer à autre chose. Accepter un échec en entreprise (ou ailleurs) pour aller de l’avant. Même s’il peut y avoir une certaine phase de « digestion » de cette expérience douloureuse, il est souhaitable de se remettre debout le plus rapidement possible, vaille que vaille.

C’est comme sur un ring de boxe : vous vous êtes pris un bon uppercut qui vous a mis par terre. Si vous vous ne relevez pas immédiatement, vous êtes perdu !

Pour cette étape, il est important de se remettre au travail rapidement, même si vous le faites sans conviction. Par exemple, en entreprise, si vous avez manqué un appel d’offre, ou différé le lancement d’un produit, il faut à tout prix vous changer les idées. Reprenez tranquillement le dossier, faites le ménage, planifiez-vous des tâches mécaniques pour les semaines qui suivent, en clair faites diversion !  En faisant cela, vous vous décentrez de votre échec. Il faut en effet à tout prix que votre chute ne soit pas le centre de votre attention.

 

Echec en entreprise, pour aller plus loin

Tout d’abord, et avant toute chose : pensez à vous, prenez soin de vous (au sens premier du terme en acceptant vos forces et vos faiblesses) tout en maintenant un lien social important. La parole est cruciale dans ce type d’évènement, elle est facteur de résilience.

Découvrez comment Kate Campbell, étouffée par son envie de gagner, a su rebondir.

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