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    Procrastination | Performance et Coaching

    Comment faire face à la procrastination

    La procrastination, cet art de remettre à plus tard

    Procrastiner | Performance et Coaching

     

    La procrastination, ce phénomène très commun, de remise à plus tard de tâches prévues, fait l’objet de nombreuses études dans divers domaines (médical, psychologique, neurosciences, etc.). Le fait de reporter notre action n’est pas nécessairement synonyme de procrastination : prendre du temps pour décider peut parfaitement se justifier.

    Ce qui semble caractériser la procrastination, c’est que les tâches reportées seraient des tâches jugées déplaisantes ou dont le « bénéfice attendu » semble inexistant, ou difficile à atteindre.

     

    La procrastination, qu’en disent les études ?

    Plusieurs méta analyses ont été réalisées sur le sujet. Une méta analyse est une méthode scientifique systématique combinant les résultats d’une série d’études indépendantes (en l’occurrence sur la procrastination) selon un protocole reproductible.

    Ce qu’il en ressort (la liste des points cités n’est probablement pas exhaustive) :

    1) il existe un lien entre l’anxiété, le stress et la procrastination.

    2) il a potentiellement des connexions assez fortes avec le manque de confiance en soi, l’ennui.

    3) il semble y avoir des relations avec l’impulsivité et la relation au temps. Dans ce sens, l’impulsivité est le fait de savoir (ou non) maîtriser les stimuli externes pour ne pas agir tout de suite.

    4) les tâches nécessitant une faible autonomie, apportant peu de sens et pour lesquelles la reconnaissance (personnelle et des autres) est faible, sont des tâches sujettes à être reportées.

    5) des études médicales récentes sembleraient montrer des connexions entre les parties du cerveau qui gèrent les émotions (notamment l’amygdale) et la motivation

    6) le niveau de performance (au sens le plus large du terme) est moindre pour les personnes qui procrastinent plus

    7) il n’y a aucun lien entre procrastination et capacités intellectuelles (notamment en mesure de QI)

    8) il semblerait que le lien entre peur de l’échec et procrastination soit assez faible

    9) plus on vieillit et moins on procrastine

    10) enfin, plusieurs études montrent un lien entre bien-être en baisse, fatigue en hausse et procrastination élevée.

    Pour autant qui parmi nous peut dire qu’il n’a jamais succombé à remettre à plus tard certaines actions.

     

    Des pistes pour évoluer

    Favoriser le développement de votre motivation

    Motivation | Performance et Coaching

    Cette démarche peut prendre plusieurs axes :

    1) Travailler sur ses objectifs et les définir de manière S.M.A.R.T. En préparation mentale pour les sportifs, le lien entre Objectifs et Motivation est très fortement développé.

    2) La décomposition des taches à réaliser en sous-taches qui semblent plus atteignables. Avec pour chaque tâche, la liste de questions / réponses suivantes :

    a) Cette tâche est-elle obligatoire ? Oui / Non

    b) Quelle priorité (valeur de 1 à 3) ?

    c) Combien de temps me faudra t-il pour la réaliser (j’estime en heure ou minute ou jour …) ?

    Quand je termine une tâche, je verbalise ma réussite (par exemple, je fais un check positif en face de ma tâche sur ma liste). Il est important de baser cette approche sur la théorie des petits pas et sur le fait de se féliciter (cette petite voix intérieure positive, cf. les travaux d’Albert Bandura sur le sujet), de visualiser sa réussite et son avancement.

    3) Pour développer la motivation au niveau professionnel (mais pas que), on peut aussi travailler 3 axes : l’autonomie dans ce que je fais, la maîtrise (la pratique, l’apprentissage, la répétition, l’excellence du geste), le sens de ce que je fais. Cette approche est développée notamment par Dan Pink dans ses écrits.

     

    Mieux gérer les stimuli externes

    Pour cela, si les taches l’exigent, on peut « s’isoler du monde extérieur » pendant quelques temps. Cela s’apprend aisément par la Sophrologie par exemple. Vous pouvez également couper votre téléphone pendant « 1 heure » pour vous aider à résister à l’envie de répondre aux messages, de consulter mes réseaux sociaux (idem avec les mails). Vous pouvez choisir un lieu calme avec moins de facteurs perturbateurs.

    Là aussi, la notion de petits pas est fondamentale : il faut fonctionner en prenant l’image des rounds dans un combat de boxe. Tout comme les tâches que vous avez découpé en objectifs plus petits, vous découpez le temps en périodes brèves. La règle à vous fixer et respecter de manière la plus stricte possible : être concentré totalement sur la tâche sur cette séquence temporelle. Puis break, et on repart pour un autre round.

     

    Apprendre à se connaître

    Par exemple, en apprenant à reconnaître ses émotions pour les nommer et les gérer. Ou bien en travaillant sur le lien entre Estime de soi et Confiance en soi. Sur cet aspect, vous pouvez réfléchir aux points suivants (et les verbaliser) :

    1) les qualités que Je Me reconnais,

    2) les qualités que l’On Me reconnait,

    3) mes fêlures, mes faiblesses

    4) accepter pleinement mes qualités, mes faiblesses en reconnaissant que je suis une personne en devenir, en capacité d’apprendre et de changer

     

    Pour aller plus loin..

    Pour plus d’informations, pour échanger, partager sur ces sujets, n’hésitez pas à me contacter !

    Vous pouvez aussi lire l’article « Comment augmenter la confiance en soi »

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